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Les plaisirs de l'aquarelle

Photos : La-Roque-St-Christophe en Dordogne en 2013

 

Un après-midi, nous avons visité la falaise de la Roque Saint-Christophe, en à pic sur  la Vézère, classée Patrimoine de l'Humanité par l'Unesco. C'était une visite libre, avec un livret nous expliquant les pièces traversées, ce qui m'a permis, avec internet, de vous raconter l'histoire de ce site, à l'aide de quelques photos personnelles.

Véritable mur de calcaire, la Roque St-Christophe s'étend sur un front d'un  kilomètre et surplombe d'une centaine de mètres la route et le rivière Vézère. Elle comprend cinq terrasses, creusées par l'érosion des eaux depuis 60 millions  d'années et par l'action du gel sur le calcaire.

Les divers objets découverts lors  des fouilles permettent de connaître la succession des périodes d'occupation. Ces cavités naturelles ont probablement été occupées par les hommes de Néanderthal (50 000 ans av JC), puis par les hommes de Cro-Magnon (25 000 ans av JC), avant de servir d'abri aux chasseurs-cueilleurs.

Au Moyen-Age (10 ème  siècle), le site devient un véritable fort, pour protéger les  populations des invasions. Il contrôle la vallée de la Vézère et le trafic sur la rivière. Un petit port est aménagé et la bourgade s’installe, avec son église, jusqu'à la Renaissance.

Lors de la Guerre de Cent Ans (1401), la Roque Saint-Christophe fut assiégée par  les Anglais, qui s'en emparèrent par la famine, avant d'être eux-même chassés cinq ans plus tard. La forteresse servira de refuge aux Huguenots et sera détruite pendant les guerres de religion en 1588, le site tombe alors dans l'oubli. 

Il sera redécouvert au 20ème siècle, avec ses 13 000 trous creusés dans la roche,  pour encastrer les poutres, 1500 anneaux, des résidus qui témoignent du soutien des poutres... Aujourd'hui, ce site sert de référence en matière d'architecture trogloditique, par ses dimensions, son nombre d'habitats et la variété des aménagements laissés sur les parois. Une maison en appui de la falaise a été reconstruite selon les méthodes de l'époque.

 

Une seule entrée bien gardée

 

Le grand escalier de 32 marches, taillées dans la roche, est le plus important du site qui en possède une vingtaine, mais aussi un des plus grands escaliers monolithiques d'Europe. 

Fermé pour des raisons de sécurité, il permet d'accéder à la 5ème terrasse.

 

Le grand escalier et un abri sous roche

 

La préhistoire

Les recherches archéologiques ont permis de mettre au jour un grand nombre d'objets. Silex taillés, os gravés, instruments de musique, armes et outils préhistoriques ainsi que des sépultures de nos lointains ancêtres.

 

Reconstitution d'une grotte préhistorique

 

L'histoire

Les hommes n'ont pas abandonné les lieux, dès l'apparition des métaux, ils ont  commencé à retailler les abris préhistoriques pour en faire d'imprenables refuges.  

Au Moyen-Age, les populations vont s'accroître et se lancer dans de grands travaux d'aménagement afin de transformer la falaise en un fort et une  cité. Les premières maisons en pierre seraient apparues au 12 ème siècle, alors que le sol  était remblayé en terre battue. 

A l’époque, la notion de riches et de pauvres existait déjà : les plus riches  résidaient en haut de la falaise. Le Clergé et les plus pauvres subsistaient en bas et recevaient les ordures et les eaux usées des plus riches.

 

 Reconstitution de la maquette du village au Moyen-Age  

     

La cuisine donne une image de l'occupation du site vers l'an mille. sont présentées des répliques de pièces archéologiques, en céramique et en bois. On peut voir un foyer, un évier, des placards et des trous taillés pour y fixer les étagères. 

L'abri suivant fut habité à la préhistoire, il y a 20 000 ans, puis retaillé et transformé en étable, avec 15 anneaux creusés dans la roche pour y attacher le bétail.

 

 

La cuisine

 

 

L'étable

                                           

La forge a un rôle très important sur le chantier, pour fabriquer les outils en métal.  Les oeuvriers usent, déforment ou cassent trois jeux d'outils par jour. Ils étaient réparé ou refondus avec d'autres, car le fer était cher et difficile à produire.

 

L'atelier du forgeron : 

 

 

Le cachot : 

 

 

 

L'église, avec des croix gravées dans la paroi, des tombes et des anneaux au plafond pour suspendre les lampes à huile et objets du culte et une statue.

 

L'église et la statue

 

 Reconstitution d'un conservatoire de machines de génie civil

- Le treuil à tambour ou cage à écureuil, constitué d’une roue de 3 m de diamètre d'un mât, servait à monter et descendre habitants et vivres, jusqu'à 500 Kg pour une personne et une tonne pour deux. Il y avait trois ou quatre personnes pour la faire fonctionner, dont une ou deux dans la roue, qui marchaient dedans pour la faire tourner. Une autre personne freinait pour ne pas que la roue s’emballe et une autre arrosait le frein pour ne pas que la roue et le frein prennent feu.  

 

 

- La grue pivotante, il fallait 3 personnes pour la faire fonctionner. Ils poussaient avec leurs mains, pour descendre ou pour monter la corde, et l’autre ramenait le mât vers lui pour déposer l’objet. Moins dangereuse que la cage à écureuil, son intérêt résidait dans sa longueur d'axe, entraîné par des manivelles en ses extrémités. Il tournait lentement, en  permettant de soulever des poids de 150 Kg, sans effort, pour deux personnes.

 


- Le treuil de puits permettait le levage alternatif de 2 charges avec la même corde, quand l'une monte, l'autre descend, avec 2 personnes pour manoeuvrer l'engin.

 

 

La grue à balancier permet le pivotement latéral des charges à 360°. On fixe une charge d'un côté et un contrepoids de l'autre. Le nombre de cordes est fonction du nombre d'oeuvriers et donc de la charge à déplacer.

 

 

- L'échafaudage fixe est essentiel pour l'élaboration de tout ouvrage important au Moyen-Age. Ces structures provisoires étaient en bois, solides et économiques.

- Le cabestan ou treuil vertical, utilisé pour le déplacement des charges et non pour les soulever. La puissance est en relation avec le nombre de personnes agissant sur les bras de l'appareil, jusqu'à une ou deux tonnes pour dix oeuvriers.

 

 

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