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Les plaisirs de l'aquarelle

Devinettes : 3 peintres (22)

Trois portraits de peintres, nés après 1885, de 9 cm de haut, sur papier Canson, grain fin, 24 x 32 cm, 300 g/m², crayon HB, aquarelle et brou de noix.

- Un peintre :

Krin est la 1ère, suivie de Denise88 ! 😊

Fils unique d'un ébéniste célèbre, X baignera dès l'enfance dans un milieu artistique, en accompagnant fréquemment son père dans ses ateliers. Dès l'âge de 15 ans, il s'inscrira dans une école des beaux-arts en section architecture et décoration dans sa ville.

Mais, deux ans plus tard, préférant devenir peintre, il partira à Paris pour suivre des cours dans une académie d'art et il voyagera en Espagne et en Italie.

Zelda est arrivée ! 😊

A 22 ans, X exposera à Paris. Mais, souffrant d'une maladie pulmonaire, il recherchait les climats chauds et secs.

En 1910, ses envies d’ailleurs le mèneront en Égypte où il découvrira le monde de l’Islam, ses couleurs, ses lumières, ses coutumes. Après trois voyages successifs, cet exil volontaire lui permettra de trouver sa voie et la rupture avec sa ville natale deviendra définitive.

Durant la guerre en 1914, X sera réformé à cause de sa maladie.

Dès ses premières expositions, il cherchera à réinventer l'orientalisme, s'éloignant de la recherche d'exotisme au profit de l'authenticité. En 1917, il s'installera au Maroc, où il donnera une première exposition.

S’intégrant à la fois à la communauté européenne et au milieu arabe, il sera reçu par le Pacha et deviendra rapidement l’une des célébrités locales. Très vite, il saura que ce pays est le sien.

Azadi et Mimima sont là ! 😊 Son prénom devrait inspirer Fonjami !

A 31 ans, il épousera une jeune française. A peine arrivé à Marrakech, il décidera de créer un art décoratif nouveau, inspiré de la tradition et réalisé avec des produits régionaux, et exécuté par une main d’œuvre locale. Les ateliers seront installés derrière la villa et gérés par sa femme. Ils prospéreront très vite : cuirs d’art, maroquineries fines, meubles en bois peints... 

Fonjami a été inspiré ! 😊

En peinture, subjugué par la lumière, les odeurs, les lieux, X voudra témoigner de l’authenticité des habitants, saisir leur quotidien, peindre les marchés, les souks, décrire cette activité incessante qui l’enchantait.

Il fera une première expédition dans le sud du pays et, à son retour, il publiera son carnet de route pour relater son périple. 📖

Merci à Krin, Denise88, Zelda, Azadi, Mimima et Fonjami qui l'ont trouvé aujourd'hui ! 🙂 Vous avez encore la journée de demain pour participer.

X s'intéressait particulièrement à l'aspect médiéval des sites qu'il visitait. En explorateur, il sillonnait ces contrées et c’était l’âme de tout un peuple qu’il voulait approcher dans ses tableaux. Son œuvre va ainsi révéler l’existence des villages perdus de l’Atlas et de leurs grandes architectures de terre.

Il se fera construire une maison dans le style mauresque, dont il aménagera progressivement le jardin. Il peindra aussi le plafond d'un hôtel.

En 1926, son père, toujours installé à Nancy, décédera à 66 ans. En difficultés financières, l'entreprise familiale ne survivra que 5 ans de plus. Malgré tout, la vie continuera pour son fils qui poursuivra son exploration de l’Atlas.

MiniK : C'est le week, donc proposition rapide en MP...

Minik nous a rejoints ! 😊

Trois ans plus tard, près de sa maison mauresque, X fera construire une villa cubiste qui deviendra en partie son atelier. Il peindra cette villa de couleurs vives, dominées par un bleu intense, teinté de violet pour l'adoucir et inspirer la détente. En 1947, il ouvrira son jardin au public.

Il peignait des nus de femmes noires, à la peau cuivrée, grâce à l'utilisation de poudres métalliques. Ces peintures le rendront célèbre à Paris, où la mode célébrait Joséphine Baker et le jazz. 

A 69 ans, il sera amputé d’un pied à la suite d'un accident de voiture. Sa vie amoureuse montrera des signes de faiblesse. Il divorcera pour se remarier 👰🤵, un an avant sa mort.

En 1962, il mourra à Paris, où il avait été rapatrié, à la suite d'une fracture du fémur. Il sera inhumé à Nancy, au côté de son père.

Dernières infos : Son travail pictural et urbaniste s'est inscrit dans le projet du maréchal Lyautey, qui cherchait à construire un monde nouveau dans les colonies françaises. Sa villa a appartenu à Yves Saint Laurent et à Pierre Bergé, qui l'ont fait restaurer ainsi qu'une partie des jardins, toujours ouverts au public. L’atelier a été transformé en musée d’art islamique.

Aujourd'hui, le bleu Majorelle est un pigment connu, en peinture, en décoration, comme en cosmétiques (vernis à ongles).

Avec Kandinsky et Klee, il figure parmi ceux qui ont façonné l'orientalisme au 20ème siècle.

En prime, le croquis de son père ébéniste : 

Fonjami : Fonjami... un bleu ?

Oui, Fonjami, j'ai vendu la mèche, c'est ce bleu :

Krin, Denise88, Zelda, Azadi, Mimima et Fonjami ont reconnu Jacques Majorelle (1886-1962) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Majorelle

"Il y a ici des scènes d’un tel réalisme qu’on oublie son époque et soi-même et qu’on se laisse vivre en plein Moyen-Age "

Camille Mauclair, un historien d'art, a écrit dans Le Figaro, en 1932 : "Que Majorelle peigne les souks de Marrakech ou les Kasbahs féodales du sud du désert, toujours il réalise, dans une forte synthèse décorative, bien qu’avec une préciosité de miniaturiste persan, la vérité profondément observée et repensée du pays qui le passionne."

Sa villa et son jardin, à Marrakech :

Ses dessins et gravures :

Ses portraits :

Ses scènes de vie :

Ses paysages :

Ses affiches :

Affiches : 

Son portrait d'enfant, par Victor Prouvé :

Timbres :

Livres :

Krin : On connaît tellement sa villa à Marrakech que ça fait du bien de revoir son travail !

Merci Krin ! Elle est très connue, c'est vrai, mais qui l'a réellement visitée ? Pas moi !

Krin : Si on va à Marrakech, c'est un incontournable, j'ai eu l'occasion de visiter le jardin, la maison n'est pas accessible à ma connaissance.

L'Afrique, je connais très peu, des vacances en Tunisie, c'est tout.

Un bon souvenir pourtant, car un moniteur nous avait parlé des coutumes de son pays et appris quelques mots d'Arabe, bonjour, merci... 😏 Les employés étaient fiers que des Français s'adressent à eux dans leur langue. Hélas, nous n'étions que trois à suivre le cours !

Motick : Voyage au Maroc, sans masque, avec du bleu Majorelle plein les yeux. J'en rêve.😘

Mady : Le bleu Majorelle !

Oui, du bleu plein les yeux... Merci Motick et Mady ! 💙

Minik : Et MiniK alors ! 🤥 Il ne faut pas croire, mais dès que j'ai un brin de temps, je suis avec grande attention ton travail ! Bref, ce n'est de ta part qu'un simple oubli, tu es pardonné, Annie ! Au passage, très beaux timbres, merci ! 

Désolée, Minik, tu n'es pas mon premier oubli, hélas ! 😂 

En rédigeant le texte, au fur et à mesure, je copie les pseudos sur une liste finale, mais il m'arrive d'oublier. Pour supprimer cette erreur finale, je n'indiquerai plus que le nombre de participants. Merci de votre compréhension !

- Un peintre d'origine étrangère, mais pas seulement :

Bravo Azadi ! 😊

Né dans une région, aujourd'hui française, son père était un commerçant étranger. A l'adolescence, X fera des études dans une école d'art et aussi à Paris, qui le laisseront sur sa faim artistique.

A 22 ans, suite au déménagement de l'usine de son père, il s'établira en Suisse, avec sa famille. Là, il racontera la douloureuse genèse de sa vocation.

Denise88 : Pour l'instant, je coule 😟, j'admire Azadi, je ne sais pas comment elle fait pour trouver tout de suite. A plus tard.

Mamanlotus : Vive Azadi !

En 1912, X étudiera les arts décoratifs dans sa ville natale, puis à Paris et Weimar, avant de se consacrer à la poésie. Il adhérera quelque temps à un club artistique qui voulait promouvoir une version rénovée de la culture.

Fonjami : C'est elle qui souffle le nom du prochain à Annie. Je ne dis rien, Annie n'y voit que du feu et tous ensemble nous applaudissons. Vive Azadi et sa nouvelle robe...

C'est plutôt de la transmission de pensée ! Mais où as-tu vu sa robe ? 😲

Fonjami et Krin ont trouvé ! 😊 Et Fonjami a ajouté "Une belle corde à son instrument".

Justement, une société américaine de même nom, spécialisée dans la conception et la vente d'instruments de musique électroniques, fondée en 1969, a disparu en 1981 pour raisons financières. 

Denise88 : C'est vraiment difficile pour moi en ce moment. Je trouve la société, mais ne comprend rien pour le nom de l'artiste ! 😪

Ton Google est vraiment bizarre, Denise ! Le mien donne la biographie de cet artiste dans Wikipédia. Courage, tu brûles !

X fera la connaissance de Paul Klee, en 1909. Il participera à des expositions, et s'associera, en 1916, à la fondation du mouvement dada. Il illustrera plusieurs ouvrages de cette collection. L'année suivante, il commencera à sculpter.

Proche des surréalistes, il deviendra membre fondateur d'un groupe.

A 36 ans, il épousera une artiste suisse 🤵👰 et sera naturalisé français quatre ans plus tard. En 1927, le couple se fera construire une maison et un atelier d'artistes en France. X réalisera ses premières œuvres de plâtre et de marbre, des reliefs en bois peints et des broderies et papiers collés. Il participera aux activités des surréalistes et fréquentera des peintres abstraits.

Denise88 : Il m'a fallu changer de cap !!!

Bravo, Denise, pour ta persévérance ! 😊

Paul Éluard lui dédiera un poème. A Strasbourg, il participera à la transformation d'une salle, en collaboration avec sa femme et un artiste néerlandais.

A partir de 1930, la sculpture en ronde-bosse prendra une place importante dans son œuvre.

MiniK : Une proposition en MP, je file...

Minik a trouvé ! 😊

De très nombreuses expositions lui seront consacrées après-guerre, à New York, à Paris et Sydney. Devenu un artiste international, X réalisera de nombreuses commandes.

En 1954, il recevra le grand prix international de sculpture, à la Biennale de Venise. Puis, il sera nommé chevalier de la Légion d'honneur et recevra le grand prix national des arts.

Mimima propose Foujita et Kokoska, qui sont nés la même année et viendront bientôt ! 😀

A Locarno, X s'établira dans une nouvelle demeure, à la fois habitation et atelier d'artiste.

En 1968, la Manufacture de Sèvres éditera trois vases sur les formes qu'il a créé, édités chacun en 10 exemplaires numérotés.

1️⃣2️⃣3️⃣4️⃣5️⃣ personnes sont là, Mimima va arriver sans doute ! Réponse demain matin.

Dernières infos : Sa mort mettra un terme à cette collaboration, laissant ses projets à l'état de prototypes.

Un grand nombre de ses œuvres sont aujourd'hui exposées au musée d'Art moderne de Strasbourg. Sa seconde épouse a fait de la maison-atelier de Clamart, la fondation Arp.

Il repose au côté de ses deux femmes, Sophie et Marguerite, au cimetière de Locarno.

Fonjami : … la fondation... fondée, trouvez ce que vous cherchez. Pas difficile d'être dernier ! 😉

Réponse facile à la fin, c'est normal, Fonjami ! C'est pourquoi Mamanlotus ne veut plus participer, sauf à figurer dans les premières. 💤

On attendait Mimima, elle vient d'arriver !  😊

Jean Arp (1886-1966) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Arp

"L'homme appelle abstrait ce qui est concret. Ce n'est pas étonnant, car ordinairement il confond le devant et le derrière, tout en se servant de son nez, de sa bouche et de ses oreilles, c'est-à-dire de cinq de ses neuf ouvertures."

"J'aime les calculs faux, car ils donnent des résultats plus justes."

"L'homme est sale, il tue les animaux, les plantes, ses frères, il querelle, il est intelligent, parle trop, ne peut pas dire ce qu'il pense."

"Je voulais trouver un autre ordre, une autre valeur pour l'homme dans la nature. Il ne devrait plus être la mesure de toutes choses."

"Depuis le temps des hommes des cavernes, l'homme s'est glorifié, s'est rendu divin, et sa monstrueuse vanité a provoqué une catastrophe humaine."

"Nous ne souhaitons pas copier la nature. Nous ne voulons pas reproduire, nous voulons produire. Nous voulons produire comme une plante produit un fruit et ne se reproduit pas elle-même."

"Bientôt, le silence sera passé dans la légende. L'homme a tourné le dos au silence. Jour après jour, il invente des machines et des appareils qui augmentent le bruit et détournent l'humanité de l'essence de la vie, de la contemplation, de la méditation."

"Ces collages étaient des constructions statiques symétriques, des portiques à la végétation pathétique, la porte d'entrée vers le royaume des rêves. Ils ont été réalisés avec du papier coloré dans des plaques de teinture noire, orange ou bleue. Bien que la peinture cubiste m'intéresse beaucoup, aucune trace de leur influence ne se retrouve dans mes collages."

"Nous (Sophie Taeuber et lui) avons peint des broderies et réalisé des collages. Toutes ces œuvres ont été tirées des formes les plus simples et étaient probablement les premiers exemples d'art concret. Ces œuvres sont des réalités pures et indépendantes sans sens ni intention cérébrale. Nous avons rejeté toute mimesis et toute description, laissant libre cours à l'élémentaire et au spontané."

"Révoltés par la boucherie de la guerre mondiale de 1914, nous nous sommes consacrés aux arts. Tandis que les fusils grondaient au loin, nous chantions, peignions, faisions des collages et écrivions des poèmes de toutes nos forces. Nous cherchions un art basé sur les fondamentaux, pour guérir la folie de l'époque, et trouver un nouvel ordre de choses qui rétablirait l'équilibre entre le paradis et l'enfer. Nous avions une faible prémonition que des gangsters fous de pouvoir utiliseraient un jour l'art lui-même pour endormir l'esprit des hommes."

"Chacun de ces corps (ses œuvres d'art) signifie certainement quelque chose, mais ce n'est qu'une fois qu'il ne me reste plus rien à changer que je commence à chercher sa signification, que je lui donne un nom."

"J'ai essayé d'être naturel, c'est-à-dire l'exact opposé de ce que les professeurs de dessin appellent fidèle à la nature. J'ai fait mes premières expériences avec la forme libre."

"La sculpture doit marcher sur le bout des orteils, sans ostentation, sans prétention et légère comme la traînée d'un animal dans la neige. L'art doit se fondre et même fusionner avec la nature elle-même. Ceci est évidemment contraire à la peinture et à la sculpture basées sur la nature. Ce faisant, l'art se débarrassera de plus en plus de l'égocentrisme, de la virtuosité et de l'absurdité."

"L'homme qui parle et écrit sur l'art doit s'abstenir de censurer ou de pontifier. Il évitera ainsi de faire des sottises, car en présence d'une profondeur primordiale tout art n'est que rêve et nature."

"Je me laisse guider par l'œuvre qui est en train de naître, j'y ai confiance. Je n'y pense pas. Les formes arrivent agréables, ou étranges, hostiles, inexplicables, muettes ou somnolentes. Ils sont nés d'eux-mêmes. Il me semble que je ne fais que bouger les mains."

"Comme la disposition des plans, la proportion de ces plans et leurs couleurs semblaient dépendre uniquement du hasard, et j'ai déclaré que ces travaux étaient ordonnés selon la loi du hasard, tout comme dans l'ordre de la nature."

Ses poésies : https://www.poemes.co/hans-arp.html 

Photos :

Arp avec ses amis surréalistes :

Ses peintures :

Ses reliefs en bois peint :

Ses sculptures :

 

Ses tapis :

Ses bijoux :

Il sera représenté, au centre, avec d'autres dadaïstes :

Médaille :

Timbres :

Affiches :

Livres :

Prochain croquis : Samedi 19 septembre matin.

Mady : 👍👍👍

Mamanlotus : Au moins il travaillait encore manuellement... de nos jours, les sculpteurs programment des robots qui font le gros du boulot à leur place...

Certainement, pour la plupart, mais il leur reste la création du modèle !

J'ai trouvé cet article, "Et si Michel-Ange avait eu des robots pour apprentis ?"  https://www.autodesk.fr/redshift/robots-sculpteurs/

- Facile à deviner, ce peintre d'origine étrangère :

Azadi : C'est sûr, on ne peut pas le confondre !

Azadi, la sportive vient d'arriver la première ! 😊

X est né à l'étranger, dans une maison de bois et papier, son père était général et médecin.

Il manifestera très tôt un goût prononcé pour la peinture. Il n'avait que 5 ans quand son père mourra, en 1891, son frère et ses sœurs le protégeront au moment du drame.

A 14 ans, son œuvre sera choisie pour représenter son pays dans son pavillon de l’Exposition universelle de 1900 à Paris.

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